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Remboursement credit immobilier en cas de vente : quelles options pour solder, transférer ou renégocier votre prêt ?

Remboursement credit immobilier en cas de vente : quelles options pour solder, transférer ou renégocier votre prêt ?

Remboursement credit immobilier en cas de vente : quelles options pour solder, transférer ou renégocier votre prêt ?

Vous vendez votre logement… mais votre crédit immobilier court toujours. Faut-il forcément tout rembourser ? Peut-on garder son prêt pour le prochain achat ? Est-ce le bon moment pour renégocier ? Ce sont des questions que j’entends très souvent, et rassurez-vous : vous êtes loin d’être seul dans ce cas.

Bonne nouvelle : vendre avec un crédit en cours n’a rien d’extraordinaire. En revanche, les conséquences financières peuvent être très différentes selon l’option choisie : solder, transférer ou renégocier votre prêt. Autant dire qu’il vaut mieux y regarder de près avant de signer le compromis.

Vendre avec un crédit en cours : comment ça se passe concrètement ?

Dans la grande majorité des cas, lors de la vente d’un bien encore en cours de remboursement, le notaire utilise une partie du prix de vente pour rembourser le capital restant dû à la banque.

En pratique :

Autrement dit, vous n’avez pas à faire de virement gigantesque vous-même. En revanche, c’est à vous d’anticiper le choix de la bonne stratégie :

Je me souviens d’un couple de lecteurs qui avait vendu un appartement à Lyon pour acheter une maison en périphérie. Ils pensaient qu’ils étaient “obligés” de tout rembourser et de repartir de zéro. En regardant leur contrat, on a découvert une option de transfert très avantageuse… qu’aucun conseiller ne leur avait jamais vraiment expliquée. Résultat : plusieurs milliers d’euros d’économies.

Option 1 : solder totalement votre prêt lors de la vente

C’est le scénario le plus courant : vous vendez, la banque est remboursée, et votre crédit immobilier est définitivement éteint.

On parle alors de remboursement anticipé total.

Votre banque va calculer :

Les IRA sont plafonnées par la loi à :

Exemple simple : si vous devez encore 120 000 € à 1,7 % d’intérêt, la pénalité maximale théorique sera de :

La banque retiendra le plus petit des deux, donc 1 020 €. Certains contrats prévoient même des IRA inférieures à ce plafond légal, voire une exonération totale dans certains cas.

Bon à savoir : la loi prévoit des cas où les IRA sont automatiquement supprimées, notamment si le remboursement anticipé est lié à :

Si votre vente est consécutive à un de ces événements, n’hésitez pas à le signaler noir sur blanc à la banque, documents à l’appui.

Solder totalement votre prêt a un avantage psychologique indéniable : vous repartez “à zéro”, sans dette. C’est souvent intéressant si :

Option 2 : transférer votre prêt sur un nouveau bien

Moins connue, cette option peut pourtant être une pépite financière : le transfert de prêt.

Le principe : au lieu de rembourser définitivement votre crédit lors de la vente, vous demandez à votre banque de le transférer sur le nouveau logement que vous achetez. Vous conservez :

Le transfert est particulièrement intéressant si :

J’ai par exemple rencontré une lectrice qui avait décroché un taux à 1,05 % en 2019. En 2024, lorsqu’elle a voulu vendre pour acheter plus grand, les taux tournaient autour de 3,5 %. Autant vous dire que conserver son ancien taux via un transfert était une bénédiction.

Mais attention : le transfert n’est pas un droit, c’est une faculté contractuelle. Trois conditions importantes :

Petite nuance technique : si le nouveau bien coûte plus cher, votre banque pourra :

Résultat : une partie de votre financement reste à un ancien taux très bas, ce qui fait baisser le coût global de l’opération.

À l’inverse, si vous achetez un bien moins cher, la banque pourra réduire le capital du prêt transféré, ou vous demander de solder une partie.

Avant de signer votre compromis, demandez à votre conseiller :

Option 3 : renégocier ou faire racheter votre prêt à l’occasion de la vente

La vente de votre bien est aussi un excellent moment pour remettre à plat tout votre financement, surtout si vous rachetez un nouveau logement derrière.

Trois leviers possibles :

Si vous rachetez un bien :

Concrètement, il faut comparer :

Exemple rapide : si vous avez un taux à 3,2 % depuis quelques années, et que les taux du marché sont redescendus à 2,3 %, le rachat ou la renégociation peuvent permettre :

À l’inverse, si vous avez encore un vieux prêt à 1,3 %, renégocier ou faire racheter votre prêt n’a souvent aucun intérêt… et le transfert, lui, devient précieux.

Et le prêt relais dans tout ça ?

Autre situation très fréquente : vous n’avez pas encore vendu, mais vous avez déjà trouvé le futur bien de vos rêves. Dans ce cas, vous pouvez être amené à utiliser un prêt relais.

Le prêt relais est un crédit de transition qui vous avance une partie de la valeur de votre logement actuel, en attendant la vente effective. Il vient se combiner :

Là encore, plusieurs stratégies existent :

Le prêt relais est très pratique, mais il mérite d’être manié avec précaution : une mauvaise estimation du prix de vente ou un délai plus long que prévu peuvent mettre votre budget sous tension. N’hésitez pas à faire des simulations réalistes (et pas seulement sur la base du “prix que vous espérez”).

Comment choisir la meilleure option pour votre situation ?

Pour arbitrer entre solder, transférer ou renégocier, je vous conseille de regarder cinq critères clefs :

Un petit exercice que je fais souvent avec mes lecteurs :

Pour chaque scénario, on calcule :

Souvent, la meilleure option saute alors aux yeux. Et parfois, on a des surprises : j’ai déjà vu des cas où le transfert semblait être l’évidence… mais où, après calcul, un nouveau prêt global négocié avec une autre banque se révélait plus intéressant.

Les étapes pratiques à prévoir avec le notaire et la banque

Pour que tout se déroule sans stress le jour de la vente, quelques étapes sont à anticiper.

Dès le compromis de vente :

Quelques semaines avant l’acte de vente définitif :

Le jour de la vente :

C’est aussi le moment où se pose la question de l’assurance emprunteur : si le prêt est soldé, elle s’arrête. Si le prêt est transféré, vérifiez les garanties et le coût : un nouveau projet peut être l’occasion d’adapter votre niveau de couverture, voire de changer d’assureur si c’est pertinent.

Questions fréquentes sur le remboursement de crédit en cas de vente

Peut-on vendre un bien si le prix ne couvre pas le capital restant dû ?

Oui, mais c’est plus compliqué. Si le prix de vente est inférieur au capital restant dû, il faudra :

Dans ce cas, parlez-en au plus tôt avec votre conseiller et votre notaire.

Dois-je continuer à payer les mensualités tant que le bien n’est pas vendu ?

Oui. Tant que la vente n’est pas signée chez le notaire et que la banque n’a pas été remboursée, votre contrat reste en vigueur. Cela peut parfois peser sur votre budget si vous financez déjà un nouveau bien en parallèle, d’où l’intérêt de bien anticiper (ou de passer par un prêt relais).

Y a-t-il un délai de préavis pour rembourser son prêt lors de la vente ?

Non, il n’y a en général pas de “préavis” au sens strict, mais la banque a besoin d’un certain délai pour établir le décompte de remboursement (souvent 10 à 30 jours). Le notaire se charge de coordonner tout cela. L’important est surtout de la prévenir suffisamment tôt de la date envisagée.

Le notaire peut-il se tromper dans le montant remboursé à la banque ?

Le notaire s’appuie sur un document officiel transmis par la banque. Si la date de signature change, il doit demander une mise à jour. Les erreurs sont rares, mais si elles surviennent, elles sont rectifiées entre la banque, le notaire et vous. D’où l’importance, encore une fois, de vérifier les montants communiqués.

Derniers conseils pour optimiser votre remboursement de prêt en cas de vente

Avant de vous lancer, prenez le temps :

C’est un peu de travail en amont, je vous l’accorde, mais les économies potentielles se chiffrent souvent en milliers d’euros sur la durée d’un prêt immobilier. Et si vous n’êtes pas à l’aise avec les chiffres, n’hésitez pas à vous faire accompagner : courtier, conseiller indépendant, ou outils de simulation en ligne peuvent vous aider à y voir plus clair.

Vendre avec un crédit en cours n’est pas un casse-tête insoluble, à condition de ne pas subir les choses : en connaissant vos options pour solder, transférer ou renégocier votre prêt, vous reprenez la main sur votre projet immobilier… et sur votre budget.

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